n°06 - Matriarchy - Guinea Bissau

The lifestyle on the islands, and particularly in Canhabac (3 500 inhabitants) the most traditional one, has remained largely intact and has not or very little been influenced by modern civilization. Women own their hut, in which the man moves into, therefore it is matrilocal. The father transmits his surname to the children, but it is the mother who chooses the first name, and the children belong to the mother’s clan. A queen rules each village on the island. There is also a king (who is not the queen's spouse) but his role is limited, he is only a spokesman to the women council. Each village has a woman council who governs and is elected for a lifetime. The meetings are prohibited to men. The women take all-important decisions of the village, such as the retirement ritual of women (3 years) and men (10 years). You could say they have an executive, administrative and judicial power.

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Le mode de vie dans les archipels, et particulièrement sur l’île de Canhabac (environ 3 500 habitants), la plus traditionnelle des îles, est resté pratiquement intact et n’a pas ou peu subi l’influence de la civilisation moderne. La case est la propriété de la femme et l’homme emménage chez son épouse, dit matrilocale. Bien que le père transmette son patronyme aux enfants, c’est la mère qui choisit le prénom, et c’est à son clan qu’ils sont liés. L’île est gouvernée par une reine. Il existe aussi un roi, (qui n'est pas l'époux de la reine) mais son rôle y est limité, il n'est qu'un porte-parole du conseil des femmes. Chaque village est dirigé par un conseil de femmes élu pour un mandat à vie. Les réunions sont interdites aux hommes. Les femmes prennent toutes les décisions importantes du village, comme par exemple le rituel de la retraite des femmes qui dure 3 ans et pour celle des hommes, qui eux, se retirent pour 10 ans. On pourrait dire qu’elles ont un pouvoir exécutif, administratif et judiciaire.

n°07 - Matriarchy - Indonesia

On the island of West Sumatra lives the largest matriarchy society in the world, 6 million Minangkabau. Famous in Indonesia for their matrilineal social system in which all hereditary property is passed from mother to daughter and the family tree is centered on women. The biological father is not the guardian of his child, it is the uncle (mamak) who plays this role. During the wedding ceremony, the wife fetches the groom at his home with the women of her family, he enters the family group of his wife. The "customary law", the Adat, determines among other things, a set of traditional rules and non written codes in matrimonial and patrimonial questions, which predate Islam. For example, in the event of divorce, the husband gathers his clothes and leaves the home, the wife keeps the children and the house.

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Sur l’île de Sumatra Ouest vit la plus grande société matriarcale au monde, environ 6 millions de Minangkabau. Célèbres en Indonésie pour leur système social matrilinéaire dans lequel toute la propriété héréditaire est transmise de mère en fille et l’arbre généalogique est centré sur les femmes. Le père biologique n’est pas le tuteur de l’enfant, c’est l’oncle (le mamak) qui tient ce rôle. Pendant la cérémonie du mariage, l’épouse va chercher son mari chez lui avec les femmes de sa famille, alors, le mari entre dans le groupe familial de son épouse. Le « droit coutumier », l'Adat, détermine entre autres un ensemble de règles et codes traditionnels non écrits dans les questions matrimoniales et patrimoniales, qui sont antérieurs à l’Islam. Par exemple, en cas de divorce, le mari rassemble ses vêtements et quitte le domicile, la femme garde les enfants et la maison.

n°08 - Matriarchy - France

Ouessant Island, called the island at the end of the world, is located in the extreme point of Brittany. Of a surface of 15,58 km2, it is about 20 kilometers away from the coast. The island shelters a social curiosity. Indeed, since the XVIIth century, the male population of Ouessant massively embarks into the navy and more particularly into the merchant navy. Men left Ouessant for months or even years and the material and social organization of the island was a matter for women. The role of men was reduced to a simple representation when they returned to the island. Stories tell that women, tired of seeing their husbands going round in circles only a few days after returning, sent them to the bars, and the order was given not to return home until very late. Meet the last women who still knew this time when men were absent from the island for a long time.

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L’île d’Ouessant, appelée l’île du bout du monde se situe à l’extrême pointe de la Bretagne. L'île de 15 km2 abrite une curiosité sociale. En effet, depuis le XVIIe siècle, la population masculine de Ouessant s’embarque massivement dans la marine et plus particulièrement dans la marine marchande. Les hommes quittaient Ouessant durant de longs mois, voire des années et l’organisation matérielle et sociale de l’île était l’affaire des femmes, pour beaucoup très entreprenantes. Le rôle des hommes se réduisait à de la simple figuration lorsqu’ils rentraient sur l’île. L’histoire raconte que les femmes, lassées de voir leurs époux tourner en rond seulement quelques jours après leur retour, les envoyaient s’enivrer dans les bars des environs, et ordre leur était donné de ne rentrer que très tard à la maison. À la rencontre des dernières femmes qui ont encore connus cette époque où les hommes étaient longtemps absents de l'île.